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Quel rôle les dirigeants jouent-ils dans la culture d’entreprise ?

Comprendre comment leurs décisions, leurs comportements et leur exemplarité orientent l’ensemble de l’organisation.

12 min

La culture d’une organisation ne dépend pas uniquement de ses dirigeants.

Elle se construit dans les équipes.

Dans les pratiques managériales.

Dans les décisions quotidiennes.

Dans les relations entre les métiers.

Dans les habitudes progressivement transmises.

Pourtant, les dirigeants occupent une place particulière.

Leurs décisions sont observées.

Leurs comportements donnent des repères.

Leurs priorités orientent les ressources.

Leurs réactions face aux difficultés indiquent ce qui compte réellement.

Un discours prononcé devant l’ensemble des collaborateurs peut exprimer une ambition.

Mais une décision prise sous pression révèle souvent davantage la culture que le dirigeant contribue réellement à installer.

Les dirigeants ne fabriquent donc pas seuls la culture.

Ils créent néanmoins une grande partie des conditions dans lesquelles elle peut se développer.

La culture commence souvent par ce que les dirigeants regardent

Ce à quoi les dirigeants consacrent leur attention devient progressivement important pour le reste de l’organisation.

Quels sujets demandent-ils à suivre ?

Quelles questions posent-ils ?

Quels indicateurs examinent-ils ?

Quelles difficultés les font réagir ?

Quelles réussites choisissent-ils de mettre en lumière ?

Lorsque l’attention porte presque exclusivement sur les résultats financiers, les équipes comprennent que les autres dimensions restent secondaires. Lorsque la qualité du management, la coopération ou l’expérience des collaborateurs sont régulièrement interrogées, ces sujets gagnent en légitimité.

L’attention dirigeante possède un effet structurant.

Elle influence les priorités des niveaux hiérarchiques suivants.

Un sujet rarement évoqué au sommet aura peu de chances de devenir une préoccupation durable dans l’ensemble de l’organisation.

À l’inverse, une question régulièrement posée finit souvent par orienter les décisions, les réunions et les pratiques.

Les décisions donnent de la crédibilité aux intentions

Les dirigeants formulent une vision.

Ils définissent une stratégie.

Ils présentent les valeurs de l’entreprise.

Mais les collaborateurs observent surtout les décisions qui en découlent.

Comment les ressources sont-elles réparties ?

Quels projets sont réellement prioritaires ?

Qui est associé aux arbitrages ?

Comment une réorganisation est-elle conduite ?

Que devient la qualité des relations lorsque la pression augmente ?

Une organisation peut affirmer que les personnes sont au cœur de son projet.

Cette intention devient crédible lorsque les conséquences humaines sont prises en compte dans les décisions difficiles.

Elle devient fragile si les collaborateurs découvrent tardivement des changements qui les concernent directement.

Une entreprise peut valoriser la coopération.

Cette valeur prend corps lorsque les objectifs, la gouvernance et les moyens permettent réellement aux équipes de travailler ensemble.

Les décisions ne sont donc pas uniquement opérationnelles.

Elles constituent des actes culturels.

Les dirigeants ne façonnent pas la culture par leurs discours les plus visibles, mais par les décisions que l’organisation apprend à considérer comme normales.

Les comportements des dirigeants deviennent des autorisations

La position de dirigeant amplifie la portée des comportements.

Une interruption en réunion.

Une promesse non tenue.

Une réaction défensive face à une objection.

Une décision prise sans consultation.

Ces gestes peuvent sembler ponctuels.

Ils sont pourtant interprétés comme des indications sur la manière dont il est possible d’agir dans l’organisation.

Si un dirigeant accueille les désaccords avec curiosité, les autres responsables peuvent se sentir autorisés à faire de même.

S’il reconnaît une erreur, il rend cette attitude plus acceptable.

S’il demande régulièrement l’avis du terrain, il montre que l’expertise ne dépend pas uniquement du niveau hiérarchique.

À l’inverse, s’il réagit négativement aux questions, la prudence se diffuse.

S’il contourne les règles, leur légitimité diminue.

S’il valorise une disponibilité permanente, cette exigence peut se propager dans toute la ligne managériale.

Les comportements du sommet ne restent jamais totalement individuels.

Ils deviennent des permissions ou des interdictions implicites.

L’exemplarité ne signifie pas la perfection

On demande souvent aux dirigeants d’être exemplaires.

Cette attente peut être mal comprise.

L’exemplarité ne suppose pas de ne jamais hésiter.

De ne commettre aucune erreur.

De posséder immédiatement toutes les réponses.

Une telle posture serait difficile à tenir et pourrait encourager la dissimulation. L’exemplarité se trouve davantage dans la cohérence.

Dire ce que l’on cherche à faire.

Agir autant que possible dans cette direction.

Reconnaître les écarts lorsqu’ils apparaissent.

Expliquer les arbitrages.

Accepter d’être soi-même concerné par les règles fixées aux autres.

Un dirigeant peut prendre une décision imparfaite tout en restant crédible s’il en explique les raisons et accepte d’en réexaminer les effets.

À l’inverse, un discours parfaitement construit perd rapidement sa force lorsque les comportements le contredisent sans jamais être reconnus.

Le dirigeant donne une direction culturelle

Une organisation ne peut pas transformer simultanément toutes ses habitudes.

Les dirigeants doivent clarifier les évolutions réellement nécessaires.

Quels comportements permettront de mettre en œuvre la stratégie ?

Quelles pratiques doivent être préservées ?

Quelles habitudes freinent désormais l’organisation ?

Quelles relations faut-il renforcer ?

Quel rapport à la décision, à l’erreur ou à la coopération faut-il faire évoluer ?

Cette direction culturelle ne doit pas se limiter à quelques valeurs générales.

Elle doit aider les personnes à comprendre ce qui changera concrètement.

Par exemple :

* consulter davantage le terrain avant certains arbitrages ; * partager les informations plus tôt ; * permettre aux équipes de décider dans un périmètre clarifié ; * traiter les désaccords avant qu’ils ne deviennent des conflits ; * valoriser les contributions collectives ; * organiser des retours d’expérience après les projets importants.

Le rôle des dirigeants est de rendre la direction suffisamment claire pour que les managers et les équipes puissent la traduire dans leur réalité.

Leur responsabilité consiste aussi à préserver

Faire évoluer une culture ne signifie pas tout remettre en cause.

Certaines habitudes constituent une force.

Une relation particulière avec les clients.

Une solidarité construite dans les périodes difficiles.

Une exigence de qualité.

Une capacité à décider rapidement.

Une forte identité métier.

Les dirigeants doivent identifier ce qui mérite d’être préservé.

Sans cette attention, la transformation peut être vécue comme un rejet de l’histoire collective.

Les collaborateurs peuvent avoir le sentiment que ce qui leur a permis de réussir ne compte plus.

Une évolution culturelle crédible relie donc le passé, le présent et l’avenir.

Elle reconnaît l’héritage.

Elle explique ce qui doit évoluer.

Elle protège ce qui continue à donner du sens.

Le dirigeant devient alors le gardien d’une continuité vivante, et non le défenseur d’un modèle gé.

Les dirigeants influencent la culture par les personnes qu’ils choisissent

Chaque nomination constitue un signal.

Qui devient manager ?

Qui accède au comité de direction ?

Quels profils reçoivent davantage de responsabilités ?

Quelles qualités sont prises en compte en plus des résultats ?

Une organisation peut affirmer vouloir développer un management plus humain.

Si elle continue à promouvoir uniquement les meilleurs experts ou les personnes les plus performantes individuellement, elle maintient un autre modèle.

Elle peut encourager la coopération.

Si les dirigeants valorisent surtout les responsables qui défendent leur propre périmètre, les silos continueront à se renforcer. Les choix de nomination montrent les comportements auxquels l’organisation souhaite confier son avenir.

Ils influencent aussi la manière dont les collaborateurs imaginent leur propre progression.

Les systèmes de reconnaissance traduisent les priorités du sommet

Les dirigeants ne reconnaissent pas chaque contribution.

Ils déterminent cependant les systèmes qui structurent cette reconnaissance.

Les objectifs.

Les critères d’évaluation.

Les mécanismes de rémunération.

Les parcours professionnels.

Les indicateurs de réussite.

Ces dispositifs peuvent soutenir la culture souhaitée ou la contredire.

Une culture de coopération restera fragile si chaque direction est uniquement évaluée sur ses propres résultats.

Une ambition d’apprentissage produira peu d’effets si les erreurs sont systématiquement pénalisées.

Une culture de responsabilité ne se développera pas si les décisions importantes remontent toujours au même niveau.

Le rôle des dirigeants consiste donc à vérifier la cohérence entre les comportements attendus et les systèmes qui les récompensent.

Les personnes font rarement ce que l’organisation demande uniquement parce qu’elle le demande.

Elles s’adaptent aussi à ce qu’elle mesure et valorise.

Leur rapport au désaccord façonne la qualité du dialogue

La manière dont un dirigeant accueille une contradiction influence fortement la parole dans l’organisation.

Peut-on lui signaler qu’une décision produit des effets inattendus ?

Peut-on questionner une hypothèse ?

Peut-on exprimer un désaccord sans fragiliser sa position ?

Peut-on apporter une mauvaise nouvelle suffisamment tôt ? Si les dirigeants souhaitent entendre uniquement des informations rassurantes, les difficultés leur parviendront tardivement.

Les niveaux intermédiaires apprendront à filtrer.

Les collaborateurs hésiteront à signaler les risques.

Une apparente absence de désaccord peut alors masquer une organisation dans laquelle la parole circule mal.

À l’inverse, un dirigeant qui remercie une personne d’avoir exprimé un point de vigilance crée une permission.

Il montre que la loyauté ne consiste pas toujours à approuver.

Elle peut aussi consister à rendre visibles les difficultés avant qu’elles ne deviennent impossibles à traiter.

Les crises révèlent le leadership culturel

Lorsqu’une crise survient, la pression augmente.

Le temps manque.

Les décisions deviennent plus difficiles.

Les incertitudes se multiplient.

C’est dans ces moments que la culture réelle apparaît avec le plus de netteté.

Les dirigeants continuent-ils à partager les informations disponibles ?

Reconnaissent-ils ce qu’ils ne savent pas encore ?

Cherchent-ils l’expertise là où elle se trouve ?

Maintiennent-ils des espaces de dialogue ?

Les décisions restent-elles compatibles avec les valeurs annoncées ?

Une crise peut conduire à davantage de centralisation.

Cette évolution peut être nécessaire pendant un temps.

Mais si elle n’est ni expliquée ni réévaluée, elle risque de devenir une nouvelle norme.

Les collaborateurs ne jugent pas uniquement la décision finale.

Ils observent la manière dont ils ont été considérés pendant la traversée.

Le leadership culturel consiste aussi à maintenir suffisamment de cohérence lorsque l’organisation ne peut pas offrir de certitude.

Les dirigeants créent les conditions du management

Les managers jouent un rôle déterminant dans la culture quotidienne.

Mais ils exercent leur fonction dans un cadre défini en grande partie par les dirigeants.

Disposent-ils d’une réelle marge de décision ?

Ont-ils le temps d’accompagner leurs équipes ?

Reçoivent-ils des informations suffisamment tôt ?

Les objectifs qui leur sont confiés sont-ils cohérents ?

Peuvent-ils faire remonter les difficultés ?

Leur rôle est-il reconnu au-delà du suivi des résultats ?

Une direction peut demander aux managers de développer la confiance tout en renforçant les processus de contrôle.

Les inviter à donner du sens à une décision qu’ils découvrent au même moment que leur équipe.

Leur demander de favoriser la coopération tout en maintenant des objectifs contradictoires.

Dans ces situations, les managers doivent compenser les incohérences de l’organisation.

Certains y parviennent temporairement.

Mais aucun manager ne peut durablement faire vivre une culture que le système ne soutient pas.

Le rôle des dirigeants consiste donc moins à demander aux managers d’incarner seuls les valeurs qu’à créer les conditions leur permettant de les traduire.

Une culture ne se transforme pas par décret

Un comité de direction peut décider d’une nouvelle ambition culturelle.

Mais il ne peut pas décider que la confiance existe.

Que les équipes coopèrent.

Que les collaborateurs se sentent responsables.

Que les managers adoptent immédiatement une nouvelle posture.

Ces évolutions demandent du temps, des expériences et des preuves.

Elles nécessitent aussi la participation des personnes qui feront vivre la culture. Lorsque la transformation est entièrement conçue au sommet, les équipes peuvent la percevoir comme un nouveau discours éloigné de leur réalité.

Les dirigeants doivent fixer une direction.

Mais ils doivent également ouvrir des espaces permettant aux managers et aux collaborateurs de traduire cette direction dans leurs métiers.

La culture se construit avec les personnes.

Elle ne se déploie pas comme une procédure.

Écouter ne signifie pas renoncer à décider

Certains dirigeants craignent qu’une démarche participative ralentisse les décisions ou dilue leur responsabilité.

Écouter ne signifie pourtant pas rechercher l’accord de tous sur chaque sujet.

La responsabilité de décider reste entière.

L’enjeu consiste à distinguer :

* les décisions qui nécessitent une consultation ; * celles qui peuvent être construites collectivement ; * celles qui relèvent clairement de la direction ; * les éléments qui restent non négociables ; * les espaces dans lesquels les équipes disposent d’une autonomie réelle.

Cette clarification réduit les malentendus.

Elle évite de créer une participation arti cielle autour de décisions déjà prises.

Elle permet également aux collaborateurs de comprendre comment leur contribution sera utilisée.

Un dirigeant peut décider avec autorité tout en respectant la parole du collectif.

L’autorité devient plus crédible lorsque son exercice est lisible.

Les dirigeants doivent accepter de regarder leurs propres effets

Il existe souvent un écart entre l’intention d’un dirigeant et l’effet produit.

Une volonté d’exigence peut être vécue comme une impossibilité de satisfaire les attentes.

Une recherche de rapidité peut limiter la réflexion.

Une forte implication peut réduire l’autonomie des autres.

Une proximité avec certaines personnes peut donner le sentiment que les décisions se prennent dans des cercles informels. Reconnaître ces effets n’oblige pas le dirigeant à renoncer à son intention.

Cela lui permet d’ajuster la manière dont elle se traduit.

Cette réflexion demande des espaces de feedback suffisamment sûrs.

Plus la position hiérarchique est élevée, plus les retours spontanés deviennent rares.

Les dirigeants doivent donc organiser activement les conditions dans lesquelles leur fonctionnement peut être questionné.

Sans cela, ils risquent de construire leur perception de la culture à partir d’informations progressivement filtrées.

La cohérence du collectif dirigeant est déterminante

Une culture ne dépend pas uniquement de la personne qui dirige l’organisation.

Elle est également influencée par la manière dont fonctionne le collectif de direction.

Les membres du comité de direction partagent-ils réellement les informations ?

Peuvent-ils exprimer leurs désaccords ?

Les décisions prises collectivement sont-elles ensuite soutenues ?

Chaque direction protège-t-elle son périmètre ?

Les tensions sont-elles traitées ou déplacées vers les équipes ?

Le fonctionnement du collectif dirigeant se diffuse dans toute l’organisation.

Un comité de direction fragmenté produira difficilement une culture de coopération.

Des arbitrages jamais expliqués renforceront les jeux d’influence.

Des désaccords masqués au sommet réapparaîtront souvent sous forme de contradictions opérationnelles.

Les dirigeants ne peuvent pas demander aux équipes une coopération qu’ils ne parviennent pas eux- mêmes à faire vivre.

Le collectif de direction constitue donc l’un des premiers espaces dans lesquels la culture doit devenir visible.

Les erreurs les plus fréquentes

Lorsqu’ils cherchent à agir sur la culture, les dirigeants peuvent être tentés de :

* déléguer entièrement le sujet aux ressources humaines ; * lancer une nouvelle charte de valeurs ; * demander l’exemplarité aux managers sans interroger leurs propres pratiques ; * communiquer avant d’avoir commencé à faire évoluer les décisions ; * multiplier les messages sans modi er les systèmes de reconnaissance ; * annoncer une démarche participative alors que les décisions sont déjà prises ; * sous-estimer les forces de la culture existante ; * vouloir obtenir des résultats culturels immédiats ; * considérer le silence comme une adhésion ; * ne pas regarder le fonctionnement du comité de direction ; * protéger certains comportements au nom des résultats ; * demander du feedback sans créer les conditions permettant une parole sincère.

Ces erreurs ne viennent pas nécessairement d’un manque de conviction.

Elles apparaissent souvent lorsque la culture est traitée comme un projet à déployer plutôt que comme un système à faire évoluer.

Comment les dirigeants peuvent-ils agir concrètement ?

Le rôle culturel des dirigeants peut s’exercer à travers des actions très concrètes :

* clarifier les comportements nécessaires à la stratégie ; * observer la culture réellement vécue ; * écouter les écarts signalés par les équipes ; * expliquer les arbitrages ; * rendre visibles les critères de décision ; * revoir les systèmes de reconnaissance ; * soutenir les managers dans leur rôle ; * traiter les comportements contraires aux valeurs ; * ouvrir le comité de direction au désaccord ; * reconnaître les erreurs et les ajustements nécessaires ; * préserver les forces de l’histoire collective ; * suivre les évolutions dans le temps.

Aucune de ces actions ne transforme seule la culture.

Leur cohérence et leur répétition créent progressivement de nouveaux repères.

La transformation devient crédible lorsque les équipes peuvent en observer les effets dans leur quotidien.

Questions fréquentes

Les dirigeants créent-ils seuls la culture d’entreprise ?
Non. La culture est une construction collective à laquelle contribuent les managers, les équipes, les décisions et les systèmes de l’organisation. Les dirigeants exercent néanmoins une influence particulière sur les conditions dans lesquelles elle se développe.
Quel est le premier rôle culturel d’un dirigeant ?
Clari er la direction culturelle nécessaire à la stratégie et rendre cette direction crédible par ses décisions, ses comportements et les priorités qu’il choisit de soutenir.
L’exemplarité oblige-t-elle un dirigeant à être parfait ?
Non. Elle suppose surtout d’appliquer à soi-même les principes demandés aux autres, de reconnaître ses écarts et d’expliquer les arbitrages lorsqu’une situation impose une décision difficile.
Pourquoi les nominations influencent-elles la culture ?
Parce qu’elles montrent les comportements et les qualités auxquels l’organisation choisit de confier davantage de responsabilités. Elles constituent un signal culturel particulièrement visible.
Quel est le rôle du comité de direction ?
Son fonctionnement constitue un modèle pour l’organisation. Sa manière de coopérer, de traiter les désaccords et de soutenir les décisions collectives influence les relations entre les autres niveaux.
Les dirigeants doivent-ils consulter les équipes avant chaque décision ?
Non. Ils doivent clarifier les décisions qui peuvent être consultées, coconstruites ou déléguées et celles qui relèvent directement de leur responsabilité. La lisibilité du processus compte autant que le degré de participation.
Comment un dirigeant peut-il connaître la culture réellement vécue ?
En croisant les enquêtes avec des observations du terrain, des échanges directs, des retours managériaux, des données sur les départs et des espaces permettant l’expression de perceptions contradictoires.
Combien de temps faut-il pour faire évoluer une culture ?
Il n’existe pas de durée standard. Des décisions cohérentes peuvent envoyer rapidement de nouveaux signaux, mais l’évolution des habitudes et de la confiance demande de la constance dans le temps.

Pour approfondir cette réflexion

De la compréhension à la pratique

Le rôle culturel des dirigeants ne se limite pas à définir des valeurs ou à porter un discours.

Il apparaît dans la manière dont ils prennent leurs décisions. Dans les comportements qu’ils valorisent.

Dans les limites qu’ils posent.

Dans la place qu’ils accordent au désaccord.

Dans les conditions qu’ils créent pour les managers et les équipes.

Faire évoluer une culture commence donc souvent par regarder la cohérence entre la stratégie, le fonctionnement du collectif dirigeant et l’expérience vécue sur le terrain.

La page pilier Culture d’entreprise permet de replacer ce rôle dans l’ensemble des mécanismes qui façonnent l’organisation.

Cap Culture accompagne les dirigeants et les collectifs de direction pour rendre visibles leurs effets sur la culture, clarifier les évolutions nécessaires et créer les conditions permettant aux managers et aux équipes de les faire vivre durablement.

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